vendredi 5 juillet 2019

CHRIST TRÔNANT


Tempera sur bois. 120 X 60 cm env.
Texte grec :"Je suis celui qui est, Le commencement et la fin"
L'Icône est visible au secrétariat du "Prado". Eglise Saint Nicolas à Cannes.

Une année entière pénétré de ce thème change la perception du monde, qui se dématérialise un peu plus en même temps qu'il devient plus réel .
Cela donne de nouvelles clefs comme la confirmation que nous ne produisons rien, mais que les choses se produisent à travers nous de façon continuelles. 
Soyons !





mardi 9 avril 2019


L’Ascension du Christ


L’Ascension marque dans la théologie Chrétienne la fin de la présence physique du Christ sur la terre après sa résurrection.
St Luc et St Marc en témoignent dans les Évangiles puis dans les Actes des apôtres, ce qui nous permet d’en avoir une image.
La scène se situe en extérieur. Les 12 apôtres entourent la Vierge accompagnée de deux Archanges.
La partie supérieure du tableau est toute entière occupée par le Christ qui s’élève dans le ciel, accompagné de deux anges supportant une « mandorle » de lumière souvent figurée dans un dégradé de bleu.
Sur la partie basse, la Vierge, vêtue d’un Chiton bleu et d’un pourpre, symboles de spiritualité, occupe une place centrale mise en évidence par les Archanges vêtus de blanc. Les bras écartés vers le ciel dans un geste de prière, on la nomme Vierge Orante.
Les Apôtres qui un instant plus tôt s’entretenaient physiquement avec le Christ, semblent se troubler devant le spectacle qui se produit sous leurs yeux.
Les Archanges Gabriel et Michel, éternels messagers de Dieu, pointent le doigt vers le haut, leurs ailes en faisant de même, montrant le Christ en Gloire. Son corps divinisé est vêtu d’une tunique aux fines lignes d’or.

La construction de cette icône est complexe, car une foule personnage se presse dans un petit périmètre, mais l’équilibre harmonieux de l’ensemble permet d’en distinguer aisément  les différentes parties.
Cette scène précède la pentecôte 10 jours plus tard qui symbolise la descente de l’Esprit.

Oscar Brask


jeudi 21 février 2019


La Transfiguration


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L’Icône de la Transfiguration, met en image la scène décrite dans les évangiles, par Mathieu, Marc et Luc sur le mont Tabor.

« Jésus pris avec lui Pierre, Jacques et son frère Jean, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici que Moïse et Elie leur apparurent ; Ils s’entretenaient avec lui. »

Les 3 personnages du bas, Pierre à gauche Jean au centre et jacques sur la droite, sont brusquement tiré d’un sommeil profond par une lumière intense provenant des hauteurs ou se trouvait Jésus.
 Leur visage, mais aussi leur gestuelle exprime alors une grande incrédulité. 
Ce qu’ils voient, sans pouvoir l’interpréter,  est aussi ce que nous voyons : Le Prophète Elie à gauche annonciateur du messie, et à droite Moïse porteur des tables de la loi sont en conversation avec Jésus.

Au centre, figuré dans une Mandorle (aura en forme d’amande), le Christ rayonne de la lumière divine dont il est nimbé. Son corps transfiguré fait sourdre la lumière au travers de ses vêtements immaculés. Elle illumine tous les éléments du tableau et poussent le spectateur vers la porte d’entrée que constitue, la présence vivifiante de la lumière du Père.
Les personnages sont le plus souvent pourvus d’un vêtement bleu symbolisant la spiritualité céleste.

Les rochers, stylisés comme il se doit dans les icônes, sont figurés en perspective inversée.
 De ce fait, ils s’avancent vers le spectateur, comme pour signifier qu’il fait, lui aussi, partie du tableau. 
Le fond doré situe la scène dans le monde Divin ou la matière est transcendée.
Les inscriptions en rouge nous donnent le nom des personnages et leur fonction.

Oscar Brask


mardi 15 janvier 2019


ÉCOLE DE STROGANOV 


À la fin du XVIe siècle naît, au nord-est de la Moscovie, ce que l'on a pris l'habitude de dénommer l'école de peinture de Stroganov, du nom de la famille de marchands qui la protégea, mais dont, en réalité, les caractéristiques apparaissent ailleurs également à la même époque. Cette école, ou plutôt ce courant correspondant à une période, privilégia certains traits qui furent bientôt fatals à l'art de l'icône russe, la minutie, l'abondance des détails, l'effet décoratif menant de plus en plus souvent au maniérisme ; l'habileté technique va devenir l'élément principal et se substituer au contenu et à l'expression émotive ; la simplicité des icônes disparaît alors. Les frères Savine et Prokop Tchirine seront parmi les peintres les plus connus de ce courant au XVIIe siècle.
Les icônes deviennent, au cours de cette évolution, de véritables miniatures ; les motifs rehaussés d'or, les filets dorés foisonnent, les détails réalistes se multiplient, notamment les représentations architecturales qui tendent vers la miniaturisation. Ces icônes sont surchargées et on y ajoute en outre, fréquemment, des ornements de métal, des perles ou des pierres.
Un des centres principaux de l'école de Stroganov, qui a fait souvent appel pour débuter à des artistes se rattachant à la tradition de Novgorod, a été la ville de Solvytchegodsk, sur la rivière Vytchegda, région d'exploitation de salines et d'une industrie naissante qui a fait la fortune des Stroganov.
L'école de Stroganov a laissé également de remarquables broderies sur des thèmes religieux, moins connues mais au moins aussi intéressantes que les icônes (epitaphios, voiles, etc.). L'influence de ce style se décèle aussi dans les fresques, plus sèches et de moins bonne venue ; elles connaissent d'ailleurs rapidement leur période de décadence.
D'après un article de Jean BLANKOFF
 

lundi 14 janvier 2019



Ange : Format 15 X 11cm
J'ai testé sur cette icône un pigment jaune en provenance du Maroc.
N'hésitez pas à testez longuement les pigment dont vous ne connaissez pas la composition chimique car les surprises sont au coin du bois!
Par exemple ce pigment jaune clair devient jaune foncé au bout de quelques jour.
Par ailleurs, si vous posez un éclaircissement de blanc par dessus, ( même en flaque), il sera vite absorbé par la couche inférieure de jaune. Il faut donc poser en plusieurs pour obtenir le résultat escompté.

lundi 26 novembre 2018

Saint Mathieu







Saint Mathieu rédigeant son évangile. 


Nous savons aujourd'hui qu'il n'a pas lui même écrit cet ensemble de textes.
Cette icône est donc une allégorie, si l'on peut dire, d'un événement fondateur pour tous les Chrétiens: La rédaction du nouveau testament.
Voyez comme le mobilier est d'une forme étrange. Il est composé dans une "perspective inversée"
Cela implique que le point de fuite, si vous vous souvenez des cours de dessin au collège, n'est pas sur l’horizon, mais sur le bord inférieur du cadre ou vous vous trouvez. 
Le point de fuite ou toutes les lignes convergent, c'est vous !
En fait, tout le décors obéis à cette loi: le tapis sur lequel reposent les pieds du saint, les bâtiments qui se trouvent derrière, les ouvertures, les fenêtres et même le personnage dont le manteau semble s'évaser vers le fond de l'icône. 
Cette manière de représentation est tellement étrange que l'on a pensé pendant longtemps qu'il s'agissait d'une méconnaissance des artistes de l'époque de la représentation dans l'espace.

C'est Bérengère, de l'Atelier Brask qui s'y colle.



Le cadre a été pourvu d'un motif monté au levka et qui sera ensuite peint.
Le fond de l'icône est doré à la feuille.
Les bâtiments sur le fond sont peints dans des couleurs claires afin que le personnage et le mobilier ressortent au premier plan.
Le mobilier est traité à l'ocre rouge pour accueillir les lignes dorées qui viendront ensuite : les "assistes", et qui symbolisent la lumière divine.





Montée des lumières sur le manteau de St Mathieu.






Le cadre est peint en bleu lapis lazuli.

Bravo Bérengère !



lundi 19 novembre 2018

Descente de croix


Cette icône, fut réalisée en reprenant le haut du corps du Christ d’une descente de croix.
Réalisée à tempera sur tilleul, La feuille d’or est posée sur un fond ocre rouge et une couche de mixtion à dorer 3 heures. Une heure environ après la pose, à l’aide d’un chiffon, j’ai frotté (de façon dynamique mais en douceur tout de même) la surface de la feuille d’or à partir du centre de l’Icône vers l’extérieur.
Par cette action, on fait apparaître la sous-couche ocre rouge.
J’ai accentué l’apparition du rouge par frottement local.
Ensuite j’ai voulu faire apparaître le bois autour de la feuille d’or.
Pour cela, le levka a été gratté (l’enduit blanc qui recouvre la planche).
On voit qu’apparaît également sur les bords de l’enduit, la toile posée avant le levka pour maintenir les fibres du bois.
Une fois le bois mis à nu, il a été posé un vernis pigmenté avec une terre.
Oscar Brask